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La clause · étape 1, avant de partir

L’individuelle accident du chasseur : capital, invalidité, franchise

Textes vérifiés le 7 octobre 2026.

Individuelle accident. Garantie facultative qui verse à l’assuré blessé, ou à ses proches en cas de décès, des sommes fixées d’avance au contrat, quel que soit le responsable de l’accident.

Une fracture de la cheville en descendant d’un talus

Capital invalidité prévu pour une invalidité totale (100 %)50 000 €
Taux d’invalidité permanente retenu après consolidation8 %
Franchise relative du contrat : rien sous 5 %, tout au-delà—
Capital versé : 8 % de 50 000 €4 000 €

Avec une franchise absolue de 5 points, le capital versé serait de 1 500 € (3 % de 50 000 €).

Exemple fictif : les montants ne viennent d’aucun contrat réel.

Qui couvre quoiResponsabilité civiledommages causésaux autresIndividuelle accidentvos propresblessuresGarantie chienssoins et décèsde votre chienobligatoirefacultativefacultative
Qui couvre quoi : la responsabilité civile paie les dommages causés aux autres, l’individuelle accident paie vos propres blessures, la garantie chiens paie les frais de votre chien.

À quoi elle sert

L’assurance obligatoire du chasseur couvre les dommages que vous causez aux autres. Quand c’est vous qui êtes blessé, elle ne vous verse rien. Si un autre chasseur est responsable, son assurance vous indemnisera ; mais dans beaucoup d’accidents, il n’y a pas de responsable :

  • une chute d’un mirador ou d’un talus (voir la chute d’un mirador) ;
  • une charge de sanglier ;
  • une blessure en manipulant votre propre arme ;
  • un malaise cardiaque à l’effort, selon les contrats.

L’individuelle accident est la garantie de ces situations. Elle est facultative.

Une garantie forfaitaire

Le Code des assurances le dit en une phrase : dans l’assurance contre les accidents de personnes, les sommes assurées sont fixées par le contrat. On ne vous rembourse pas un préjudice réel, on vous verse un montant convenu d’avance.

Deux conséquences :

  • les sommes se cumulent avec ce que paie un éventuel responsable : l’indemnisation par l’assureur du tireur et le capital de votre individuelle accident s’additionnent ;
  • l’assureur qui a versé un capital forfaitaire ne peut pas se retourner contre le responsable pour récupérer ce capital.

Les quatre postes habituels

  1. Capital décès : versé aux bénéficiaires désignés.
  2. Capital invalidité : proportionnel au taux d’invalidité permanente fixé après consolidation, selon un barème indiqué au contrat.
  3. Frais de soins : remboursement au-delà de la Sécurité sociale et de la mutuelle, jusqu’à un plafond.
  4. Indemnités journalières : un montant par jour d’arrêt, parfois après un délai de carence.

Tous les contrats ne comportent pas les quatre. Les montants vont de quelques milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers selon la formule.

Franchise absolue, franchise relative

C’est la clause qui change le plus le montant versé pour les petites invalidités, de loin les plus fréquentes :

  • franchise absolue : un nombre de points est toujours déduit. Avec 5 points de franchise, une invalidité de 8 % est indemnisée comme une invalidité de 3 % ;
  • franchise relative : rien n’est payé sous le seuil, mais au-delà tout est payé. Avec un seuil de 5 %, une invalidité de 8 % est indemnisée à 8 %, une invalidité de 4 % ne l’est pas du tout.

L’exemple ci-dessus montre l’écart : 4 000 € dans un cas, 1 500 € dans l’autre, pour la même cheville.

Le délai pour agir

Les actions nées d’un contrat d’assurance se prescrivent par deux ans à compter de l’événement. Pour le capital décès versé aux proches, le délai est porté à dix ans. Un taux d’invalidité ne se fixe qu’après consolidation, parfois un an après l’accident : déclarez tout de suite, même si le chiffrage viendra plus tard (voir juste après un accident).

Les textes

  • Code des assurances, art. L131-1 — En assurance contre les accidents atteignant les personnes, les sommes assurées sont fixées par le contrat.
  • Code des assurances, art. L131-2 — L’assureur qui a payé une somme forfaitaire ne peut pas se retourner contre le tiers responsable ; il le peut seulement pour les prestations à caractère indemnitaire.
  • Code des assurances, art. L114-1 — Les actions nées d’un contrat d’assurance se prescrivent par deux ans ; le délai est porté à dix ans quand les bénéficiaires sont les ayants droit de l’assuré décédé.

Cas d’école ; votre contrat et les faits décident.