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Accueil › Battue et sécurité

L’obligation · étape 3, au poste

La responsabilité de l’organisateur de battue et de l’association de chasse

Textes vérifiés le 7 octobre 2026.

Qui est visé

Le chef de battue ou organisateur d’une chasse collective, et l’association ou la société de chasse qui l’organise sur son territoire.

La règle

L’organisateur fait respecter les règles nationales (gilets, panneaux) et les mesures de sécurité du schéma départemental ; l’association couvre sa propre responsabilité civile et celle de ses responsables.

Ce que l’on risque

Contravention de 4e classe pour non-respect des prescriptions de sécurité du schéma départemental ; responsabilité civile, voire pénale, si une faute d’organisation cause un accident.

Organisation d’une battue vue de dessusEnceinte boiséeRouteligne de postestraqueurs et chiens poussent vers la ligne!!panneaupanneau
Une battue vue de dessus : panneaux sur les voies d’accès, ligne de postes, traqueurs et chiens qui poussent le gibier vers la ligne. Schéma de principe.

Qui est visé

Toute chasse collective a un responsable : le chef de battue, désigné par l’association ou la société de chasse. C’est lui qui organise le rond du matin, place les postes, donne les consignes et décide de l’arrêt de la chasse. Derrière lui, l’association porte l’organisation générale du territoire.

D’où viennent les règles de sécurité

Il y a deux étages de règles :

  1. Les règles nationales du Code de l’environnement et de l’arrêté du 5 octobre 2020, qui s’imposent partout :
    • port visible et permanent d’un vêtement fluorescent par tous les participants d’une chasse collective au grand gibier, armés ou non ;
    • panneaux de signalisation temporaire sur ou près des voies publiques (voir signaler une battue) ;
    • formation décennale à la sécurité de chaque chasseur.
  2. Le schéma départemental de gestion cynégétique, établi pour six ans par la fédération des chasseurs et approuvé par le préfet. Il comporte obligatoirement des mesures de sécurité, et c’est là que se trouvent la plupart des règles concrètes : règle des 30°, tir fichant, distances aux habitations et aux routes, consignes au rond, parfois un carnet de battue.

L’organisateur doit connaître le schéma de son département : deux départements voisins peuvent avoir des règles différentes. La règle des 30°, par exemple, est imposée dans certains départements, seulement recommandée dans d’autres.

Ce que l’on attend de l’organisateur

Sans liste légale unique, les obligations se déduisent des textes et du bon sens d’organisation :

  • rappeler les consignes de sécurité à tous, avant chaque traque ;
  • placer les postes en tenant compte des habitations, des routes, des chemins et de la position des traqueurs ;
  • vérifier gilets, permis et attestations d’assurance des participants, et les règles de l’association pour les invités ;
  • poser les panneaux le jour même, et les retirer après ;
  • arrêter la chasse quand la sécurité n’est plus assurée (brouillard, promeneurs dans l’enceinte).

La responsabilité de l’association

C’est un point que la Cour de cassation a tranché en 2008, à propos d’un traqueur blessé par une balle dont l’auteur n’avait pas été identifié. Une association communale de chasse n’a pas pour mission d’organiser, de diriger et de contrôler l’activité de ses membres pendant l’action de chasse. Elle ne répond donc pas automatiquement de leurs fautes, comme un employeur répond de ses salariés.

L’association reste responsable de sa propre faute : une organisation manifestement dangereuse, des consignes absentes, un poste placé face à une route. C’est pour cela que ses statuts doivent prévoir une assurance de responsabilité civile de l’association et de ses responsables. La rédaction actuelle de ce texte date d’un décret du 20 février 2026.

Et pour le chef de battue lui-même

Une faute personnelle d’organisation (poste placé en direction des traqueurs, consignes non données) peut engager sa propre responsabilité civile et, en cas de blessé, une poursuite pour blessures involontaires. Il a donc intérêt à vérifier :

  • que l’assurance de l’association couvre bien les responsables dans leurs missions ;
  • que sa propre assurance chasse couvre son rôle d’organisateur, ce que tous les contrats ne précisent pas.

Ce qui est annoncé, pas encore en vigueur

Le plan de sécurité présenté en janvier 2023 annonçait notamment une formation obligatoire des organisateurs de battue et une déclaration des chasses collectives sur une application. À la date de vérification, aucun texte national d’application n’a été trouvé pour ces deux mesures ; une proposition de loi déposée au Sénat en novembre 2025 prévoit en outre une assurance obligatoire des organisateurs, sans être adoptée. Les règles de votre schéma départemental restent la référence.

Les textes

Cas d’école ; votre contrat et les faits décident.